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lundi, 14 janvier 2019 06:00

Entre Doha et Riyad, rien de nouveau

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Au Qatar, avant l’Arabie saoudite, le secrétaire d’Etat américain aux affaires étrangères Mike Pompeo a aussi tenté de pousser à la réconciliation entre les deux pays voisins, sans signe d’ouverture à ce stade après un an et demi de crise qui sape la politique américaine dans la région et paralyse le Conseil de coopération du Golfe (CCG).

«Aujourd’hui, j’ai souligné l’importance de l’unité parmi les membres du CCG. Le président Trump et moi-même pensons tous deux que la dispute a duré trop longtemps», a martelé le chef de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse avec son homoloque qatari, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. «Nous sommes plus puissants quand nous travaillons ensemble» face aux «défis communs», à commencer par l’Iran, a-t-il insisté. Plus tard, M. Pompeo, qui s’exprimait à l’ambassade des Etats-Unis à Doha, a dit qu’il n’était «pas clair du tout si la querelle (du Golfe) était plus proche d’un règlement aujourd’hui qu’elle ne l’était hier. Et je le regrette». Au Caire, jeudi dernier, il avait déjà exhorté les pays du Moyen-Orient à «dépasser les vieilles rivalités». L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont rompu en juin 2017 leurs relations diplomatiques avec le Qatar en lui imposant un blocus de fait. En cause, les liens présumés entre Doha et des groupes islamistes radicaux et, justement, l’Iran chiite, ennemi commun des autres pays sunnites de la région. Le Qatar réfute catégoriquement soutenir des mouvements extrémistes et s’est depuis efforcé de donner des gages aux Etats-Unis dans la lutte antiterroriste. Mais les tentatives de médiation sont dans l’impasse, comme en témoigne la démission mardi dernier de l’émissaire américain Anthony Zinni, qui a jeté l’éponge en raison de «l’absence de volonté» de réconciliation des «dirigeants régionaux». Pour Washington, tourner la page de cette crise est indispensable pour réussir le lancement de son Alliance stratégique du Moyen-Orient, une sorte d’Otan arabe vouée à souder ses alliés du Golfe mais aussi l’Egypte et la Jordanie contre Téhéran. Mais la tâche s’annonce ardue. «C’est compliqué à mettre sur pied», a reconnu samedi à Abou Dhabi, le chef de la diplomatie américaine. «Il s’agit d’un accord complexe entre plusieurs nations, auxquelles on demande des engagements significatifs, mais je pense qu’il est possible d’avancer».

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