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jeudi, 11 janvier 2018 06:00

Bordj Bou-Arréridj : 50 000 tonnes de déchets d’amiante à ciel ouvert et crainte citoyenne

Écrit par M. Allouache
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Cinquante mille tonnes de déchets d’amiante sont entreposées dans deux sites à ciel ouvert, après la fermeture de l’entreprise ERCE (ciment amiante Bordj) en mai 2007. Une partie de ces déchets a été stockée dans un endroit jouxtant l’ancienne entreprise, à la Zone industrielle, l’autre partie dans un terrain vague, à la Cité 1044, à la périphérie nord de Bordj.

 

De quoi susciter la crainte des riverains qui n’ont eu de cesse d’interpeller les responsables successifs, les priant de les débarrasser de l’épée de Damoclès depuis plus de dix ans. Pour éclairer un tant soit peu l’opinion sur le devenir de ces déchets, nous avons pris contact avec la directrice de l’environnement, R. Belhadj. « Je comprends parfaitement l’inquiétude de nos citoyens, mais je tiens à les rassurer que les deux sites ne présentent aucun danger sur leur santé lors d’éventuelle propagation de fibres d’amiante. Car il s’agit d’amiante à fibres blanches, donc des particules non cancérigènes. D’ailleurs, je n’ai reçu aucun rapport médical prouvant le contraire ou indiquant un cas de maladie lié à l’inhalation de ces particules », rassure-t-elle. Elle poursuit : « Sauf qu’avec l’extension urbaine, le site de 1044 a été transformé par la force des choses en décharge sauvage où l’on déverse des gravats et autres déchets solides pour donner naissance à des montagnes. Toutefois, il est important de porter à la connaissance de la population qu’après la fermeture de l’entreprise en 2007, les responsables d’alors ont pris la précaution de couvrir les déchets des deux sites par une couche de terre végétale de 60 cm d’épaisseur, en attendant leur décontamination définitive. A ce titre, un dossier a été déposé au ministère. La tutelle a lancé plusieurs avis d’appel d’offres, concernant les sites de Gué de Constantine, Zahana, Meftah et Bordj, mais qui ont été déclarés infructueux », souligne-t-elle. En revanche, indique notre interlocutrice, une étude sur les deux sites de Bordj a récemment été lancée par le Centre national des technologies plus propres (CNTPP) et elle est toujours en cours d’élaboration d’un cahier des charges. « Une équipe a été chargée de mener l’opération, mais j’ignore où elle en est. Une chose est sûre, c’est que cela va aboutir », conclut-elle.

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