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jeudi, 12 octobre 2017 06:00

Sahara occidental : Köhler bientôt dans les camps de réfugiés

Écrit par Meriem Kaci
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L’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Köhler, effectuera sa première visite, depuis sa nomination le 8 septembre, dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, du 19 au 22 octobre. Une visite qui intervient dans un contexte où les confrontations se multiplient entre le Maroc et les Sahraouis sur la scène internationale et continentale.


C’est le ministre des Affaires étrangères de la République sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek, qui a annoncé la visite de M. Köhler, non sans prédire l’échec de ce dernier dans sa mission à venir, « comme ont échoué ses prédécesseurs ». « M. Köhler, comme ses prédécesseurs, ne réussira pas dans sa mission. Et ce serait également le cas pour le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, si la France ne change pas ses positions concernant le Sahara occidental », a-t-il encre dit à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée hier à l’ambassade sahraouie à Alger. Le chef de la diplomatie sahraouie soutient que « la France reste le principal obstacle et non le Maroc », ce qui « ne concourt pas aux efforts de paix et compromet même les chances de réussite du processus politique ». «Si la France et les grandes puissances ne changent pas de position concernant la cause sahraouie, on n’aura que des discours vantant les efforts faits par l’ONU sur le règlement de la cause sahraouie. » Dans la foulée, M. Ould Salek a critiqué le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian, qui, lors de la visite qui l’a conduit au Maroc au cours de la semaine, s’est exprimé sur le prochain sommet UA-UE, affirmant que « la France se positionne pour une solution de consensus » et que « seuls les Etats souverains prendront part au prochain sommet UE/UA à Abidjan, en Côte d’Ivoire ». Le ministre des Affaires étrangères sahraoui a rappelé que le sommet sera tenu suite à une décision « conjointe » des deux blocs et « chacun a une souveraineté sur ses membres », a-t-il dit. Les discussions sur le 5e Sommet Union africaine-Union européenne sont toujours en cours avec les différentes parties sur fond de tension, notamment au niveau de l’institution panafricaine. Pour cause, la France et le Maroc exercent des pressions sur la Côte d’Ivoire, pays où sera organisé l’événement, les 29 et 30 novembre prochain, afin d’exclure la RASD du rendez-vous. Lundi, les représentants permanents à l’UA se sont réunis à Addis-Abeba, au siège de l’UA, pour demander à la Côte d’Ivoire d’inviter la Rasd au sommet, apprend-on d’une source diplomatique. Ce rendez-vous trisannuel réunissait auparavant Afrique-Union européenne. Actuellement, les deux organisations se sont accordées sur la «re-labellisation» du prochain Sommet entre Européens et Africains pour le dénommer Sommet UA - UE. « Le changement de la dénomination de cette rencontre impose la participation automatique de la Rasd dans les événements auxquels participe l’UA, étant membre fondateur de l’organisation panafricaine et jouissant pleinement de ses droits », ajoute la même source. Dans ce cadre, notre source rapporte que des membres de l’UA rappellent à la Côte d’Ivoire de prendre ses responsabilités et de juger « scandaleux » si le pays cédait aux pressions. « La Côte d’Ivoire encourt le risque que l’institution panafricaine lui retire l’organisation de l’événement pour le confier à un autre pays », souligne notre source. Concernant le dérapage commis lors de la tenue des travaux de la quatrième commission de la décolonisation, où le service de presse onusien a déformé les propos de plusieurs intervenants venus témoigner leur soutien à la cause sahraouie, il affirme : « Les agents français infiltrent l’organisme onusien. Le dérapage a été commis au vu et au su de tout le monde. Ce qui est grave ». S’agissant de l’ambassadeur représentant permanent du Maroc à l’ONU, Omar Hilal, qui a accusé durant son passage mardi à New York, l’Algérie, d’être derrière le « blocage » du dossier du Sahara, en disant que le règlement de la question du Sahara se fera avec l’Algérie ou ne se fera pas, le chef de la diplomatie sahraouie affirme qu’«il veut faire de l’Algérie un ennemi pour distraire l’opinion marocaine sur l’échec de la politique intérieur du royaume ».

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