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lundi, 21 août 2017 06:00

Sahara occidental : Horst Köhler à la Minurso et enjeu des Sahraouis d’El Ayoun

Écrit par Meriem Kaci

L’Union européenne (UE), qui s’est félicitée de la nomination de l’ancien président allemand Horst Kohler, comme  envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, a indiqué, par la voix de son porte-parole, qu’elle continue à « encourager toutes les parties à s’engager dans la recherche d’une solution conformément aux orientations du Conseil de sécurité et les principes de la Charte des Nations unies ».


«Nous nous félicitons de la nomination de l’ancien président Horst Köhler comme envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental et l’UE attend avec impatience de travailler avec lui. Nous continuons à encourager toutes les parties à s’engager dans une recherche coopérative d’une solution conformément aux orientations du Conseil de sécurité et les principes et objectifs de la Charte des Nations unies », a indiqué avant-hier le porte-parole de l’UE dans un communiqué. « Nous saisissons cette occasion pour rendre hommage à son prédécesseur, Christopher Ross, pour son engagement constant », a-t-il ajouté.
Pour rappel, le Front Polisario avait exprimé, jeudi dernier, sa satisfaction suite à la nomination mercredi par le secrétaire général des Nations unies de l’ancien président allemand Horst Köhler comme son envoyé personnel pour le Sahara occidental, tout en appelant le Conseil de sécurité et le secrétaire général des Nations unies à « faciliter la mission de M. Köhler et mettre fin à la paralysie et les souffrances qui perdurent depuis de nombreuses années ».
M. Köhler remplace à ce poste l’Américain Christopher Ross, qui avait démissionné en avril après des années de tensions entre l’ONU et le Maroc à propos du territoire occupé du Sahara occidental depuis plus de 40 ans par le Maroc.
La réaction de l’Union européenne intervient au moment où les travaux de la huitième édition de l’université d’été des cadres du Front Polisario et de la Rasd sont sur le point de s’achever, le 23 août. Près de 500 participants entre cadres, membres du gouvernement de la République sahraouis prennent part à cette édition, y compris une cinquantaine de Sahraouis venu des territoires occupés. Ces derniers sont d’ailleurs devenus un nouvel enjeu dans la lutte pour l’indépendance. Car ils contredisent le discours officiel de Rabat sur l’inexistence d’un fait colonial dans les territoires sous sa domination comme on le constate avec l’affaire des prisonniers politiques Gdeim Izik (théâtre d’un soulèvement en novembre 2010) et le retentissement national qu’elle continue d’avoir. Ils portent une voix nouvelle des Sahraouis par rapport à celle de leurs compatriotes des camps de réfugiés.

Les Sahraouis des territoires occupés, nouvel enjeu de  la cause
Sortir des territoires occupés n’est pas assez aisé pour ceux connus pour leur militantisme et opposition farouche au makhzen, témoignent quelques-uns parmi ceux que nous avons rencontrés, le week-end dernier, à l’université d’été du Polisario et de la Rasd. « Les autorités marocaines ne nous délivrent pas facilement nos passeports. Ceux qui le possèdent, leur a été confisqué à maintes reprises pour bloquer leur circulation », précise l’un d’eux.
« Ils ont gagné l’Algérie en passant par l’aéroport Mohamed-V de Casablanca, lorsque l’université baissera le rideau, nous irons à nouveau rejoindre les territoires occupés », nous a expliqué un participant à l’université d’été. Ils ont apporté leurs témoignages sur la « répression, les violations des droits de l’homme et la discrimination, pratiquées par le Maroc contre les Sahraouis ».
Bachri Bentaleb, qui vivait récemment à El Ayoun, a raconté à Reporters la « répression » pratiquée quotidiennement à l’encontre des Sahraouis ainsi que « la torture et les arrestations arbitraires et de centaines de disparitions forcées » que connaissent les Sahraouis. Pour ce militant, les prisons marocaines ne se vident jamais des Sahraouis. Emprisonné « à deux reprises », Bacheri Bentaleb évoque le traitement inhumain qui lui a été réservé ainsi qu’à ses compagnons de cellules. « On ne nous maltraite pas forcément pour nous soustraire des informations sur nos convictions politiques et nos actions, mais les geôliers le font pour nous humilier, parce qu’on revendique l’indépendance de notre pays. »
Un de ses compatriotes, sorti lui aussi des territoires occupés, insiste sur le fait que les Sahraouis des territoires sous domination de Rabat refusent la tutelle du Maroc depuis plus de quatre décennies.
« On manifeste quotidiennement notre refus à la colonisation marocaine. On est resté attaché à la revendication de l’autodétermination et l’indépendance du Sahara », ce qui n’est pas perçu d’un bon œil par le Makhzen. Pour preuve, à Gdeim Izik, rappelle-t-il, « plus de 28 000 Sahraouis ont planté 8 000 tentes, en signe de protestation contre leurs conditions de vie. « La position des Sahraouis a été claire pour le monde entier. On ne veut pas et on n’accepte pas d’être les sujets du roi Mohamed VI mais, de libres citoyens sahraouis ».

Le Polisario appelle le Conseil de sécurité à  « faciliter »  la mission de Köhler
L’ex-président allemand Horst Köhler a été nommé, mercredi dernier, comme envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. Le Front Polisario a exprimé sa satisfaction suite à cette nomination et exprimé sa « disponibilité à apporter toute sa contribution et son aide pour le succès de la mission de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental et l’aider à mener à bien la mission qui lui est confiée », consistant à mettre un terme à la colonisation du Sahara occidental sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination qui est imprescriptible et inaliénable. Le Front Polisario appelle dans ce contexte le Conseil de Sécurité et le Secrétaire général des Nations unies à « faciliter la mission de l’Envoyé personnel et mettre fin à la paralysie et les souffrances qui perdurent depuis de nombreuses années ». L’ancien président allemand devrait succéder à Christopher Ross qui avait rencontré plusieurs difficultés et entraves à sa mission du côté du Maroc après l’avoir déclaré persona non grata dans les territoires occupés. Le Maroc a également opposé un niet catégorique au déplacement de l’émissaire onusien à Rabat en vue de relancer le processus onusien, avait révélé l’ex-Secrétaire général des Nations unies Ban Ki moon. 

Dernière modification le dimanche, 20 août 2017 22:41

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